Mort de Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature

article mise à jour : 15 juillet 2014
L’écrivaine sud-africaine Nadine Gordimer, qui s’était opposée au régime d’apartheid et avait obtenu le prix Nobel de littérature en 1991, est morte à l’âge de 90 ans, a annoncé lundi 14 juillet sa famille dans un communiqué. Elle est morte paisiblement durant son sommeil, dans sa maison de Johannesburg en présence de ses enfants, précise le texte.

Nadine Gordimer en janvier 1980. | AFP/PIERRE HASKI« Ses plus grandes fiertés », rappellent ses enfants dans leur communiqué, ce « n’était pas seulement d’avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1991, mais aussi d’avoir témoigné [à un procès] en 1986, contribuant à sauver la vie de 22 membres de l’ANC [le Congrès national africain], tous accusés de trahison ».

Plume sobre

Née le 20 novembre 1923, l’écrivain était la fille d’immigrants juifs venus d’Europe de l’Est. Sud-Africaine, elle avait toujours refusé de quitter son pays, même aux heures les plus sombres de l’apartheid, le régime de ségrégation raciale en place entre 1948 et 1994.

Auteur de quinze romans et de nombreux volumes de nouvelles, elle a ausculté les maux de sa société d’une plume sobre et sans concessions. Depuis l’avènement de la démocratie en 1994, elle n’hésitait pas non plus, malgré son grand âge, à pointer les défauts du nouveau pouvoir des successeurs de Nelson Mandela.

Guinee-culture (avec AFP)