Musique : Le nouvel album de Takana Zion, creuset des sonorités.

article mise à jour : 15 novembre 2012
C’est le lundi 19 novembre prochain, soit dans moins d’une semaine que le nouvel opus du chouchou de la jeunesse guinéenne sera disponible. Intitulé « Kakilambé », l’œuvre musicale a été enregistrée entre Conakry, Paris et Genève. Pour cette fois-ci, le rastafari donne une place de choix aux instruments traditionnels.

Kakilambé, c’est le nom d’un masque Baga, une des plus vieilles ethnies, qui s’installa sur les côtes de la guinée, plus précisément dans la région de Boké.

Même s’il est moins connu que l’autre masque Baga, le nimba, le Kakilambé n’en est pas moins dépourvu de significations. Il peut mesurer jusqu’à 8 voire 9 cm.

En choisissant de donner le nom de ce masque à son nouvel album, Takana Zion, a voulu montrer son attachement aux valeurs culturelles traditionnelles de son pays, la Guinée. C’est pourquoi, il a fait appel sur cet album à des jeunes musiciens qui jouent d’habitude pour des artistes traditionnels qui magnifient le folklore du pays.

Ce n’est pas tout. Il faut dire que l’album « Kakilambé » est un mélange de musiques traditionnelles africaines et de musiques électroniques, de dancehall, de dub, de raggae et de digital.
Sur cet album de Takana, de grands noms figurent. Entre autres, Dj Redeyes, Sizzla, Aicha Koné…

Avec Aicha Koné, Takana a chanté le titre « Hassali », pour rendre hommage à sa très chère maman. L’artiste raconte combien sa maman est un modèle de vertu et de dévotion. Une mère explique t-il qui a une fois inébranlable. Takana en veut pour preuve le fait que sa mère ne l’ait jamais conduit chez un marabout ou un charlatan, contrairement à de nombreuses mères sur le continent.

Sizzla, figure de proue du raggae jamaicain, a quant à lui participé au titre « Mama Africa », un titre dans le quel, Takana rend un hommage appuyé au courage des femmes africaines à l’avant-garde de tous les combats sur le continent.

Autres titres de l’album, « Congoh » et « Kounakely ». Le premier rend hommage aux rasta mans jamaïcains, tandis que de façon plus globale, le second qui signifie gloire, est une reconnaissance au travail des rasta mans de partout dans le monde.

Le ton de l’album n’est pas différent de ceux des précédents. On le sait bien,Takana est un artiste très engagé. Avec sa structure Black Mafia, une organisation qui compte aujourd’hui plus de 15 mille membres, Takana n’hésite pas à dénoncer avec virulence, les jeux politiques qui prennent le peuple en otage, l’enfonçant chaque jour dans la pauvreté.

Après la sortie de l’album, Takana prévoit une tournée à l’international pour la promotion de celui-ci. Aura-t-il le même succès que le dernier en date « Rasta govement », qui a valu à l’artiste de remporter le prix de meilleur album raggae d’Afrique aux victoires de la musique française de 2011 ? L’avenir nous le dira.