N’Faly Kouyaté, de la musique à l’humanitaire

article mise à jour : 17 février 2014
L’auteur compositeur, chanteur, détenteur d’un disque d’or séjourne en Guinée depuis le 27 janvier dernier. Dans ses valises, le natif de Siguiri vient avec un projet humanitaire non des moindres. Avec ses partenaires, N’Faly Kouyaté puisqu’il s’agit de lui compte offrir une centaine de forages visant à faciliter leur approvisionnement en eau potable les populations de Siguiri qui sont dans le besoin.

Après les études de faisabilité réalisées à Siguiri, N’Faly Kouyaté est de retour à Conakry. Il a conféré avec la presse lundi matin à la Brasserie des arts du Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG). « La Guinée est un beau pays riche en sous-sol et en ressources humaines. Chacun peut apporter sa contribution pour faire progresser le pays », a déclaré en guise d’introduction N’Faly Kouyaté, ambassadeur du dialogue interculturel en Belgique.

Pour leur émancipation, les populations ont besoin d’eau, d’électricité, de l’éducation et des infrastructures de la base. N’Faly, qui a parrainé à Namur la cérémonie pour la promotion de la Journée Mondiale de la Culture Africaine, prend de l’avance en offrant aux populations de Siguiri une centaine de forages. Ce qui sans doute va alléger leurs difficultés à s’approvisionner quotidiennement de cette denrée. « Au début le projet concernait une quinzaine de puits de forages. Vu la nécessité, nous avons élargi le projet à plus d’une centaine de puits pour venir en aide à la population ». Les études de faisabilité achevées, N’Faly et ses partenaires lanceront les travaux très prochainement. Ce n’est pas tout. Le chanteur a mis son séjour à profit pour visiter l’hôpital préfectoral de Siguiri. Là aussi, N’Faly a inscrit dans ses priorité l’équipement de cet établissement ainsi que d’autres centres de santé de la localité.

De la santé à l’éducation, il n’y a qu’un pas. La construction d’une maison du savoir figure en pole position des projets du chanteur. « C’est dommage que la Guinée ne dispose pas de véritables médiathèques, ni de bibliothèques, les CD des artistes se vendent sur le marché. Il nous faut des lieux à l’image de la FNAC en Europe, un magasin pour exploser des disques des artistes. Le CCFG dispose d’une médiathèque actuellement mais c’est insuffisant pour tout un pays » déplore N’Faly Kouyaté qui exhorte les autorités à mettre à sa disposition un terrain pour construire cette maison du savoir. Le musicien dit travailler activement sur un projet de jumelage entre les universités Européennes et celles Guinéennes. « Les discussions ont avancé avec des universités allemandes » rassure-t-il.

L’autre projet qui lui tient à cœur, c’est l’organisation du festival panafricain des arts, Festi’Konkoba à Siguiri. Son but exploiter les opportunités qu’offre l’Afrique pour s’insérer efficacement dans l’industrie culturelle internationale, indique N’Faly, assurant que ce festival est un espace idéal pour diffuser et promouvoir la culture Guinéenne auprès d’un public venant de tous les horizons.

Siguiri abritera du 24 au 26 janvier 2015 le Festi’Konkoba. L’occasion sera mise à profit pour détecter de jeunes talents artistiques venus des grandes villes de la Guinée. Y participeront, des musiciens confirmés de la Guinée, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Europe. Ça se murmure dans les couloirs que Boncana Maiga, Tiken Jah Fakoly, Baba Maal du Sénégal seront également de la partie. Un évènement goupillé par Namun Group Bruxelles piloté par Sandra Werner.