Oumar Cissoko, le mari de l’artiste, Djékoria Fanta

article mise à jour : 10 février 2012
« J’étais venu pour faire la fête de fin d’année avec ma femme et, en même temps, profiter pour faire la promo de mon album » DJ Ciss’ko, le propriétaire du tube Donka Félé, nous a livré, dans une interview accordée à la rédaction du Nimba, à son domicile même, la semaine passée, le motif de sa présence en Guinée. Nous vous livrons le contenu...

Nimba : Présentez-vous à nos lecteurs ?

Oumar Cissoko : C’est Oumar cissoko, né à Conakry et grandi à Kouroussa, communément appelé Ciss’ko de Berlin, je suis là, aujourd’hui, en Guinée pour faire la promo de mon album qui doit sortir.

Parlez-nous de votre carrière dans la musique ?

Je suis promoteur, je ne suis pas chanteur, mais comme je travaille dans une boîte de nuit, je suis avec le micro, il y a de cela 8 ans, c’est ce qui m’a poussé, aujourd’hui, à chanter le coupé décalé.

En quelle année avez-vous commencé à chanter ?

Depuis deux (2) ans, mais 8 ans avec le micro dans les boîtes de nuit.

Vous avez combien d’album à votre actif ?

Pas d’album encore, mais je projette de sortir un album.

L’album s’intitulera comment ?

C’est « Donka félé ».

Parlez-nous du genre musical que vous faites ?

J’ai chanté « Donka félé » pour dire aux jeunes guinéens de ne pas avoir honte de porter ce vêtement, à Avaria, c’est moins cher mais la qualité est là comme prêt à porter.

Quel regard portez-vous sur la musique guinéenne aujourd’hui ?

Je vois vraiment que la musique guinéenne est en train d’évoluer, les artistes se battent tous, chacun dans son genre musical se sent bien. Que ça soit le rap, de la musique mandingue, du coupé décalé et autres genres musicaux.Mais il faut seulement du soutien à ces artistes pour pouvoir un peu booster leur carrière dans la musique.

Pourquoi avez-vous choisi le coupé décalé ?

Comme je vous l’ai dit à l’entame de l’interview, moi je travaille dans une boîte de nuit et là-bas on ne fait que du coupé décalé et du hip hop, donc étant un DJ qui fait de l’Atalakou, c’est tout ce qui m’a donné la force de choisir le coupé décalé.

En tant qu’artiste évoluant à l’étranger, quelle lecture faites-vous
la musique guinéenne à l’étranger ?

Berlin c’est trop fermé, mais comme moi je suis un peu connu là-bas, j’organise souvent des soirées en invitants les compatriotes
guinéens, il y a des artistes guinéens comme Balla Kanté qui se produisent souvent.

Comment ça se passe avec la communauté guinéenne de Berlin ?

Ça se passe bien entre nous, on se comprend bien et on n’a même une association, on se retrouve à chaque fois que l’occasion
se présente, on s’entraide s’il y a des cas sociaux chacun essaye de contribuer à sa façon.

Quels sont vos projets ?

C’est d’ouvrir une agence de promotion pour aider les artistes de mon
pays, je viens de produire un groupe de mon quartier à Hamdalaye qui n’est pas encore sur le marché, il y a également d’autres artistes qui sont venus me voir pour leur production. Je suis engagé vraiment à
aider les artistes guinéens dans leurs projets. C’est pourquoi je veux d’abord ouvrir mon agence de production.

Comment s’intitulera votre future agence ?

Je n’ai pas encore décidé, mais ça sera à l’issue d’un consensus avec ma femme.

Donc l’agence sera pour toi et ta femme ?

Oui, c’est avec ma femme que je vais créer cette agence.

Comment ça se passe entre toi et ta femme Djékoria Fanta, quand
on sait qu’elle se déplace beaucoup ?

Vous savez moi j’ai trouvé ma femme dans ce métier, donc je ne pourrais l’empêcher et dans toute relation, il faut de la confiance, si
vous voulez aller loin. Ma femme me respecte beaucoup, même si elle se déplace pour ses concerts, à son retour, elle me fait toujours le compte rendu.

Vous avez prévu quelque chose pour la réconciliation nationale comme les autres artistes qui vous ont devancé ?

Oui, je ferai ça avec ma femme, s’il plait à Dieu, c’est déjà promis.

Quel message avez-vous à lancer à l’endroit des guinéens ?

Je veux que les guinéens se donnent la main, qu’ils bannissent l’ethnocentrisme entre eux, nous sommes tous des guinéens et le pays nous appartient à tous. Si on se donne la main, je pense que le pays va beaucoup bouger.

Propos recueillis par
M Samba Bah
Source : Journal Nimba