Ouverture du sommet de la Francophonie à Kinshasa

article mise à jour : 13 octobre 2012
KINSHASA - Le 14e sommet de la Francophonie s’est ouvert samedi à Kinshasa, en présence d’une quinzaine de dirigeants étrangers acccueillis par le président congolais Joseph Kabila, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Une immense clameur et un tonnerre d’applaudissements ont salué l’arrivée du président Joseph Kabila, portant costume sombre et cravate rouge, placé au côté du président français François Hollande.

Le chef de l’Etat, dont le régime est vivement critiqué pour ses violations des droits de l’homme, devait prononcer le premier discours, suivi notamment de ceux du président français François Hollande et de celui du secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf.

Les dirigeants africains forment l’essentiel des participants à ce sommet qui va célébrer, durant deux jours, l’apport essentiel de l’Afrique à la Francophonie. Selon les projections de l’organisation, les Africains pourraient représenter, en 2050, 85% des 715 millions de francophones dans le monde.

Le président français François Hollande, arrivé samedi matin à Kinshasa en provenance de Dakar, avait commencé sa journée par un entretien avec le président Joseph Kabila, à la tête du pays depuis l’assassinat de son père Laurent Désiré en 2001, et réélu fin 2011 à l’issue d’un scrutin marqué par de nombreuses fraudes. Le président français devait aussi rencontrer l’opposant historique Etienne Tsishekedi, 79 ans, qui, depuis le scrutin contesté de 2011, se présente comme le président élu.

Le sommet de l’OIF a pour thème : Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la bonne gouvernance. Mais deux sujets devraient dominer, samedi, les débats à huis clos : le conflit qui oppose l’armée congolaise à des rebelles dans l’Est de la RDC et l’occupation du Nord du Mali par des groupes islamistes armés.

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