Pourquoi aime-t-on lire ?

article mise à jour : 18 mars 2013
Un mordu de lecture me réponds ; ‘’Le livre a perdu de sa légitimité… mais il reste le moyen le plus efficace de se cultiver’’. Aujourd’hui, plusieurs observateurs sont unanimes sur le fait que le livre a perdu une partie de son sens social, et donc de son attrait, mais le phénomène est subtil, parce que le livre est perçu par la plupart des gens comme le moyen par excellence d’« enrichir ses connaissances, et le plus certain de rehausser son niveau ».

Si la lecture est pour certains une activité qui permet de rêver et de s’évader, elle est pour d’autres un moyen de se reconnaitre : on s’identifie dans un livre comme dans une chanson me dit-on. En lisant un livre, on y découvre aussi les autres, on cerne des mots sur des idées que l’on a souvent du mal à exprimer ou à comprendre. Tout dépend ensuite de ce qu’on lit et de ce qu’on attend d’un livre.

Détente, imagination et passion sont trois bonnes raisons de prendre un bon bouquin et de s’y plonger. Après, à chacun son sujet de prédilection (essai, roman, littérature, témoignage, enquête…), le principal étant de se faire plaisir.

La lecture dit-on est aussi un gage sûr à l’acquisition d’un bon vocabulaire, d’une bonne connaissance de l’orthographe et de bases solides en français.

Ce qui est sûr, c’est que la Net génération, grandit dans un monde où le livre a déjà perdu son lustre. Le Web ; les consoles de jeux et le téléphone portable ont créé tout une nouvelle gamme de loisirs supplémentaires, très actifs, qui ont fait une entrée massive dans le « porte-temps » des jeunes (et des moins jeunes).

Les médias comme (Internet, la télévision –les documentaires et séries, les films…) sont également très intéressants car ils sont conçus dans le but d’expliquer les choses visuellement.

Un reportage télé n’aura pas le même impact sur le lecteur qu’un livre. Les effets recherchés sont avant tout visuels (lumière, décors, costumes…). Ces supports virtuels qui s’offrent à nous sont le reflet du monde moderne dans lequel nous vivons ; il serait dommage de les négliger quand bien même nous devrions les consommer avec modération.

Dans le livre, ce son plutôt les mots qui illustrent la pensée de l’auteur et alimentent l’imaginaire du lecteur. Il suffit donc de créer un parallèle pouvant permettre aux médias moderne et au livre d’être complémentaires.

Aujourd’hui les lecteurs, les jeunes plus particulièrement ont tendance à « bouder » les livres au profit de l’outil internet. Lorsqu’ils ont un devoir à traiter ou un exposé à préparer sur une œuvre littéraire données, ils privilégient assez souvent l’outil internet au détriment du livre, parce qu’ils prennent moins de temps à la recherche sur le web qu’à la lecture d’un livre sur le même thème. Ce qu’ils ignorent souvent, c’est qu’un résumé d’œuvre tiré sur le net n’en fera pas le même effet que le livre. Seul le livre a la capacité de transporter le lecteur dans un monde imaginaire, au point d’en faire un acteur virtuel, et donc de saisir l’ouvrage en profondeur, au point d’y comprendre tous les contours. Ils se contentent le plus souvent d’une « recherche à la va-vite ». Ce qui découle, c’est que cette recherche peut juste leur offrir des pistes susceptibles de les orienter, mais pas comme le livre.

La lecture apporte deux choses essentielles : le rêve et l’émotion, mais aussi et surtout de la culture.