SOUVENIR : Il y a 35 ans disparaissait Sory Kandia Kouyaté.

article mise à jour : 25 décembre 2012
25 décembre 1977-25 décembre 2012, il y a 35 ans jour pour jour mourrait Sory Kandia Kouyaté, icône d’une musique guinéenne au firmament du succès. A l’occasion de ce triste anniversaire, les étudiants de l’ISAG, l’institut supérieur des arts de guinée se souviennent. Ils organisent ce mardi une cérémonie de lecture du saint coran à la grande mosquée de Dubréka.

Un fin connaisseur de la musique guinéenne résume superbement la vie glorieuse de Sory Kandia Kouyaté en écrivant ceci « musicien sensible et fin, Kandia n’égrène sur sa guitare que les notes veloutés de l’amour. L’amour du bien et de la vie et sa puissante voix ne s’élève jamais que pour chanter les vertus traditionnelles de la société africaine dont il sait les moindres principes sur le bout des doigts. »

Rares sont les scènes du monde qu’il n’a pas conquises à travers sa voix grave et puissante. Sory Kandia Kouyaté a séduit au-delà des frontières de sa guinée natale.

Nombreux sont les exégètes de la musique qui s’accordent à l’appeler ‘’la voix de l’Afrique’’.
Sory Kandia naquit à Manta, petit village de Bodié dans la préfecture de Dalaba, à environ 400 km de Conakry.

Sa mère meurt alors qu’il n’a que 2 ans. Cette mort l’affectera toute sa vie durant. Il dédiera d’ailleurs une chanson à sa très chère mère intitulée ‘’N’nah’’.

C’est son père Djely Mady Kouyaté qui l’initia à l’histoire africaine quand il avait 7 ans. Il lui apprit aussi à jouer le Koni, son instrument de prédilection.

Egrener ici le chapelet des hauts faits d’arme de cet artiste hors pair serait fastidieux. On retient simplement qu’il a été directeur adjoint du ballet national Djoliba en 1964 et deviendra même directeur général de l’ensemble instrumental et choral de ‘’la voix de la révolution’’.

En 1966, il est médaillé d’or du festival international du folklore en Sicile et quelques années plus tard il est récompensé du prix Charles Cros 70 pour ses efforts de mariage avec Kèlètigui et ses tambourins.

Sory Kandia était un homme affable, généreux et humble. L’idée de vedette ne l’a jamais grisé. Fervent pratiquant de la religion musulmane, il effectua en 1974, trois ans avant sa disparition, le pèlerinage à la Mecque en compagnie de ses trois épouses et de ses sept enfants.

Sory Kandia repose depuis 35 ans au royaume des cieux, mais les valeurs qu’il incarna sont défendues de nos jours par ses fils, dignes héritiers de sa chanson, parmi lesquels, Sékouba Kandia Kouyaté et son jeune frère Kabi Kabi. Sans oublier que son homonyme, l’étoile filante, Petit Kandia, commence à prendre des dimensions au grand bonheur de Sory Kandia. Qui sait peut-être…