Salon International de la Mode Africaine : Pas seulement qu’un défilé !

article mise à jour : 26 juin 2013
La Salon International de la Mode Africaine (Simoa) est un rendez-vous culturel qui regroupe tous les deux ans, les artisans du textile, créateurs d’horizons divers, animateurs d’ateliers de confection et les industriels du pagne sans toutefois oublier les créateurs de mode vestimentaire.

Pour sa 4ème édition prévue du 8 au 10 mai 2014 à Abidjan, des innovations sont annoncées avec la participation de plusieurs pays dont les Usa, la France et l’Ile de la Rénion. « Dans le cadre du programme In Solidum Fashion &Arts, le Simoa, partenaire majeur pour la filière mode africaine s’inscrit dans les objectifs de création de valeur en Europe, Afrique et le reste du monde. Ce réseau international d’experts, d’entreprises, d’associations et d’investisseurs se mobilise pour soutenir le Simoa dans ses ambitions de développement 2014 », a indiqué le commissaire général dudit salon, Atsé Grégoire récemment au cours d’une conférence de presse, au Plateau.

Aussi a-t-il rappelé qu’un accent particulier est mis pour cette édition sur l’éducation des jeunes et des femmes, la création d’emplois durables dans les différents pays impliqués, avec de réels débouchés commerciaux négociés au niveau mondial. Atsé Grégoire entend une fois encore placer au cœur de son activité, la promotion et la valorisation du textile africain à travers sa mode. A ce propos, un partenariat avec les créateurs déjà installés permettra à ces derniers de bénéficier d’une vitrine plus large que l’Afrique seule. « La promotion de cette diversité culturelle est le principal objectif du Simoa, dont la 4ème édition internationale doit se tenir, en Côte d’Ivoire », a-t-il indiqué, avant de préciser : « le Simoa n’est pas qu’un défilé de mode ».

Cette plate-forme, à l’en croire, tiendra compte du savoir-faire ancestral qui se perpétue à travers de très nombreux petits artisans dans la production du coton de très bonne qualité et son utilisation par nos artisans. « Ces artisans qui travaillent en amont sont à l’origine de la production de très nombreux tissus. On peut citer par exemple : le Bogolan du Mali, le Faso dan Fani du Burkina Faso, le kenté, le kita et l’adinkra du Ghana, les pagnes Baoulés, et les toiles Senoufos de Côte d’Ivoire, le raphia du Cameroun, le Ndop du Nigeria, sans oublier les bazins retravaillés par les teinturières d’indigo de toute l’Afrique de l’Ouest », a fait savoir Atsé Grégoire, avant de poursuivre : « en aval, ce textile est travaillé par de très nombreux artisans couturiers, accessoiristes de mode qui créent et réalisent des modèles originaux ».

Pour lui, ce domaine qui est source de nombreux emplois et témoin d’une formidable diversité culturelle devrait être conforté pour assurer sa pérennité, dans un contexte de mondialisation. Le Simoa s’est également fixé, a-t-il laissé entendre, comme but, de regrouper les créateurs de divers horizons dans un espace commun d’expression de leur savoir et d’exposition de leur savoir-faire au cours des échanges, défilés de mode, des ateliers et des conférences.

Source : Afrik53.com