Sansy Kaba Diakité : « La Guinée s’invente au salon des 72 heures du livre »

article mise à jour : 20 avril 2013
Directeur des éditions Harmattan-Guinée, M. Sansy Kaba Diakité organise en partenariat avec le CCFG et l’institut français de Guinée la 5ème édition des 72 heures du livre en Guinée. Du mardi 23 au jeudi 25 avril, l’évènement se tiendra au hall du Centre culturel franco-guinéen (CCFG) sous le thème ‘‘Les mots au service de la paix’’. Pour en savoir plus sur les préparatifs, notre reporter est allé à la rencontre de M. Sansy Kaba Diakité. Interview

Le populaire : Où en êtes-vous avec les préparatifs des 72heures du livre ?

Sansy Kaba Diakité : Très bien. Vous êtes au courant que nous étions à Paris pour justement booster les préparatifs. Nous avons pris part à la 33 édition du livre de Paris pour présenter notre projet de Conakry, et cela a eu des échos très favorables. Nous avons organisé une conférence sur le thème des 72 heures de la 5ème édition de Conakry pour présenter le projet à nos amis africains et du monde entier. Les auteurs invités à ce salon de Paris ont répondu à notre invitation.

Quels sont les intervenants attendus ?

Nous avons M. Henry Lopez, Cheick Oumar Kanté, Mamady Kaba, Eugène Ebodé, Laurent Boné qui est écrivain français et qui a fait un bon livre sur la Sierra Leone. Amina M’Bho qui est journaliste écrivain à Paris, Jean Celestin Audingué qui vient d’écrire un livre sur la jeunesse africaine. Ivan Amar de RFI, Cheick Doukouré, David Gakunzi qui est le patron de La Maison de l’Afrique et qui est promoteur de l’Université de la paix. Michel Tana Laura de la Côte d’Ivoire, la présidente de l’association des écrivains de la Côte d’Ivoire. Malick de Bamako, Dio Aly de la Sierra Leone.

Des auteurs libériens, sénégalais et pleins d’autres écrivains guinéens qui sont dans d’autres pays. Ils seront présents. En plus, il y aura l’ensemble des écrivains guinéens qui sont sur place. Vu que le thème c’est ‘‘les mots au service de la paix’’, nous avons invité un spécialiste des questions de paix qui vient de Paris et qui va intervenir sur ce thème. Avec notre co-organisateur, le Centre culturel franco-guinéen, les installations vont commencer la semaine prochaine, parce que nous voulons faire comme à Paris, un salon de qualité pour susciter le goût de la lecture. Nous revenons de Paris requinqué avec un slogan ‘‘la Guinée s’invente au salon des 72 heures du livre’’.

Comment la Guinée s’est-elle illustrée cette année au Salon du livre et de la lecture de Paris ?

De façon très remarquable, parce que nous étions allés avec une volonté d’être présents et de faire en sorte que la Guinée soit présente dans cet espace d’échanges, de rencontre, de discutions, de partage et de rendez-vous. C’est ce qu’on a fait. Nous avons eu le soutien de l’Institut français de Guinée, du Centre culturel et d’autres partenaires. Nous sommes allés avec une forte délégation pour représenter notre pays. Nous avons été agréablement surpris de l’arrivée du ministre de la culture Ahmed Tidiane Cissé, qui a rehaussé la participation guinéenne.

Combien d’écrivains guinéens il y avait-il à ce salon ?

Nous avons eu à peu près une dizaine d’interventions et 9 écrivains guinéens présents au salon du livre de Paris. Durant ce forum, nous avons remarqué que votre maison d’édition fait figure de principal acteur de la promotion des écrivains guinéens.

Est-ce pour vous un motif de satisfaction ou un tremplin pour relever des défis ?

Notre métier, c’est d’éditer et de diffuser. On ne fait que notre travail. Vous êtes journaliste, vous devez jouer votre partition. Nous sommes éditeurs-diffuseurs, nous devons jouer notre partition aussi. C’est donc notre travail quotidien qu’on essaie de faire tous les jours. J’avoue aujourd’hui que les écrivains guinéens sont de plus en plus connus dans le monde entier. Parce que nous participons à de nombreux salons en Afrique, en Europe et dans le monde. Tout ça pour le bien des écrivains guinéens, et pour le bien des acteurs et professionnels du livre en Guinée.

Après les 72 heures du livre, quelle sera la prochaine étape ?

C’est la caravane. Nous allons enchaîner avec l’UNESCO, le PNUD, une vraie caravane à l’intérieur de la Guinée pour prêcher la paix pour que les écrivains guinéens puissent aider à orienter le peuple sur la préservation de la paix en Guinée. C’est le rôle des écrivains de prévenir, de faire en sorte que la paix soit préservée pour s’impliquer dans le développement de notre pays.

A ce titre, il faut que les guinéens se mobilisent au tour de cette fête du livre. C’est à l’occasion de la Journée mondiale du livre qui est célébrée dans le monde entier.

A Paris, il y a eu près de 200 mille visiteurs, on aimerait qu’en Guinée qu’il y ait 50 mille visiteurs pour prouver que la Guinée est de retour sur le plan culturel.

*Partenaire des 72Heures du Livre