Sékou Kouyaté, dit Sékou Kora , musicien chanteur-compositeur, « Mon orientation musicale se situe entre les deux mondes" »

article mise à jour : 18 février 2014
Né d’une famille de griots pratiquant l’art musical au quotidien, Sékou Kouyaté, est professeur de Kora dans plusieurs écoles occidentales. A juste titre, il passe le clair de son temps à l’étranger, notamment en France où il vit depuis quelques années. Pour vendre son talent d’artiste expérimenté, à travers lui l’image de marque de la Guinée, il fait presque chaque année le tour du monde. Un véritable globe trotteur qui a toujours fait prévaloir la diversité culturelle guinéenne dans des salles de spectacles huppées de Belgique, Danemark, Japon, Chine, New York, Atlanta, Moscou, Québec et autres Sydney. Des prestations artistiques qu’il a tenu à immortaliser grâce aux technologies de l’information et de la communication. Sékou Kora, de son nom d’artiste a également réalisé des albums qui sont très convoités en Europe, en Amérique et en Asie… mais restent peu connus en Guinée. Lors d’un séjour qu’il a récemment passé à Conakry dans le cadre de préparatifs du festival de cordes et Kora, Sékou Kora a tenté de faire la promotion de ses produits au nombre de trois dont il faudra se procurer prochainement dans les kiosques du marché local. Il s’est prêté aux questions de Guinee-Culture.

GuineeCulture.Org : Comment se déroule le séjour de Sékou Kora à Conakry ?

Sékou Kouyaté : Très bien. Il fait vraiment bon de vivre dans ce pays où la paix règne désormais grâce aux efforts des uns et des autres. J’en profite largement pour rencontrer beaucoup d’amis, de mes connaissances et surtout mes parents qui n’ont jamais cessé de m’apporter tout le soutien indispensable pour le succès planétaire recherché. J’en suis vraiment sensible et reconnaissant pour toujours. Et puis, comme toujours c’est une occasion pour moi en tant qu’artiste de me ressourcer et de prendre conseil auprès de mes ainés dont la bénédiction n’a jamais fait défaut. Le combat continue.

Quel genre de musique chantez-vous Sékou Kora ?

Je fais un peu de tout, du traditionnel, comme du moderne. En fait, essentiellement, mon orientation musicale se situe entre les deux. C’est une musique hybride qui se situe entre deux mondes. Vous n’êtes pas sans savoir qu’à la base je suis griot et que pour cela j’ai appris à jouer la Kora dès le bas âge. Je joue cet instrument musical depuis l’enfance sous la surveillance de mes parents. Au même moment je chante.

Vous avez fait trois albums par le passé, comment comportent-ils ?

Bien sûr que oui, je suis auteur de trois opus dont le premier intitulé ‘’Dia’’, le bonheur en langue mandingue se comporte pas mal sur le marché de disque. Le deuxième que j’ai réalisé en compagnie du groupe de Bâ Cissoko n’est pas non plus mal, tout comme le troisième d’ailleurs intitulé ‘’Fayer’’ réalisé dans le cadre d’un partenariat avec un artiste américain de renom. J’ai rencontre cet artiste il y a de cela deux ou trois ans seulement.

Comment ces albums sont-ils vendus en Guinée ?

Je suis vraiment désolé, mais mes albums ne sont pas encore vendus sur le marché de disque guinéen. Je suis en Guinée depuis un peu plus d’un mois et je travaille pour cela. Parce qu’il est inconcevable que l’on crée de la joie un peu partout dans le monde et que nos talents ne soient pas appréciés de nos compatriotes. Alors que tout le travail que l’on abat à travers le monde, le sont pour la Guinée et au nom de la Guinée. Mais, je comprends, c’est que nul n’est roi chez soi.

Justement au nom de la Guinée, quel message passez-vous lors de vos tournées internationales ?

Il m’est arrivé de faire le tour du monde. Au cours de mes voyages, il m’est donné régulièrement de rencontrer certains artistes guinéens, africains et d’ailleurs. Avec lesquels je fais des échanges instructifs pour ma carrière individuelle. C’est pour quoi partout où je pointe le nez, j’essaie de véhiculer les messages de salut des ainés et surtout je m’évertue à vendre le plus possible l’image de marque du pays grâce à des prestations dignes de la culture guinéenne et des comportements humains irréprochables à tout de point de vue. C’est très important dans la vie d’un artiste. J’en profite pour demander à nos compatriotes d’être unis dans la diversité. Parce qu’en définitive nos points de convergences sont plus importants que tout. Autrement dit, ne doit compter que la Guinée pour nous, notre patrimoine commun et rien d’autres. Comme l’a dit l’autre, la Guinée est une famille !

Comment préparez-vous le festival de cordes et Kora ?

Je suis à juste raison au pays pour cela. C’est la principale cause de ma présence en Guinée où en compagnie de Bâ Cissoko, des dispositions sont en train d’être prises pour conférer à l’événement toute la réussite escomptée.

La Kora comprend 21 cordes représentants 22 paroles, lesquelles ?
Je sais que l’histoire de la Kora remonte dans le temps et qu’elle très est riche et variée. Mais, pour les détails, revenez plus tard…