Sexion d’Assaut à Conakry : Le X maudit du spectacle

article mise à jour : 5 mars 2013
Au commencement était l’Imam de Conakry qui ne voulait pas du X sur les banderoles. Ça a coûté de la sueur froide et de l’argent aux organisateurs. A l’arrivée, le X a semé la désolation dès le début du spectacle. Pilule amère, regrets et concert de dégâts à l’assaut.

La foule immense de jeunes qui a prit d’assaut l’esplanade du Palais du peuple, à l’occasion du concert géant du groupe de rap français Sexion d’Assaut, ce samedi 16 février est repartie amère. Ni la brillante prestation scénique des artistes guinéens, ni le concert proprement dit qui a commencé dans un tohu-bohu indescriptible, encore moins la loge des VIP d’où la pagaille est partie, n’ont donné du goût au concert du groupe parisien le plus adulé du moment. Sexion d’Assaut n’a pas répondu aux attentes à cause de l’amateurisme
constaté dans l’organisation. Tenez !

Jamais un concert n’avait mobilisé autant de monde, mais même ceux qui détenaient des cartes VIP ont dû regretter leur déplacement. Une demi-heure seulement après la brillante prestation des artistes locaux, le mauvais agencement des sièges a fait lever invités et spectateurs assis aux premières loges, dès le début du concert de Sexion d’Assaut. La vision de ceux assis loin du podium étant masquée par ceux de l’avant, mais les chaussures étant introuvables, Miss Kouyaté a dû faire le retour à la maison pieds nus.

Le DJ mannequin, Dj Oudy Premier et le journaliste Macky d’Espace FM ont perdu leurs montres de valeur. Ciré Baldé de Visionguinee, Abdoulaye Dione de Dionuspeople, Aboubacar Diakité de L’Observateur, Aissatou Bah de Guinéetoile, Mohamed Albé Bangoura de Horizon FM, Mariama Woundé de Jourguinee, ainsi que Ahmed Tidiane Diallo de l’hebdomadaire Le Populaire étaient pris dans la nasse. Pour leur sauf, ils ont formé une ceinture de solidarité pour résister à la bourrasque. Mais la nervosité s’en était déjà prise aux bodyguard de Guinée sécurité qui poussaient leurs muscles jusqu’à avoir l’outrecuidance de contrer le patron d’AMASI Management, Ahmed de Paris. Mais celui-ci n’est pas du genre à se donner en spectacle. Il leur a pardonné leur égarement. Des stars, ils s’en prennent au public. Coups de gueules, coups de pieds et paires de gifles étouffent les spectateurs les moins résistants. Les plus sexy sont dépossédées de leurs téléphones portables, de leurs portes monnaies, de leurs casquettes Wati B. Personne n’était à l’abri. C’était sauve-qui-peut même pour les organisateurs du concert.

A la conférence tenue le lendemain à l’hôtel Havana Beach, le Directeur général adjoint de Meurs Libre Prod, Abdoulaye M’baye a reconnu la mauvaise organisation qui a émaillé le concert. Il s’est fondu en excuses.
Tardivement.

*Lu dans Le Populaire N°341 du 04 mars 2013