Souleymane Koly Kourouma parle de ’’Paroles de femmes’’

article mise à jour : 9 mars 2013
A l’occasion de la journée internationale de la femme célébrée le 08 mars de chaque année, le Centre Culturel Franco-Guinéen et la Compagnie Tinawoo ont présenté ‘’Paroles de femmes’’. Cette pièce évoque les regards que portent les femmes sur elles-mêmes, sur les hommes et sur la société. Après le spectacle, Guinee-culture a tendu le micro au metteur en scène de cette pièce, Souleymane Koly Kourouma, l’homme aux multiples casquettes…

Guinee-culture : Qu’avez -vous voulu exprimer dans ‘’Paroles de femmes’’ ?

SKK : ’Paroles de femmes’’ est à la fois une touche et une dédicace à la femme. Dans cette pièce, il y a quatre femmes dont Sayon Bamba, Juliette Bangoura que j’ai rencontrées sur cette scène du centre culturel franco-guinéen. Elles m’ont tapé dans l’œil. A la fin de leur spectacle, je leur ai dit que je souhaitais qu’on fasse quelque chose ensemble. C’est pour cela qu’il faut qu’il y ait des endroits où des artistes peuvent se rencontrer pour décider des projets.

Quelle est la particularité de ces quatre femme de cette pièce ?

Dans ‘’parole de femmes’’ , Il y a la femme soumise, la femme révoltée comme le personnage de Tendance, la femme citoyenne et celle engagée. Chacune d’elles fait une rétrospection et porte un message au public sur les agissements des hommes de la société, pour dire que par elles toute quiétude est possible dans notre pays.

D’où est née l’idée de ‘’Parole de femmes’’ ?

Parole de femmes, on ne savait pas ce qu’il fallait faire pour la journée internationale de la femme fêtée le 8 mars de chaque année. C’est la 1ère étape d’un projet que nous avons ensemble avec le centre culturel franco-guinéen. Il est prévu qu’il y ait un évènement que nous devons produire en novembre 2013. Ce spectacle est en prévision de cet évènement. Il y aura d’autres pièces et il y aura des voix qui viendront de toutes les régions de la Guinée, mais aussi de certaines régions d’Afrique pour avoir, je l’espère bien, un évènement qui s’appellerait la Scène au féminin.

Quel Message avez-vous voulu faire passer à travers cette pièce théâtrale ?

Nous avons voulu apporté un témoignage. Vous savez une œuvre artistique n’est pas une œuvre qui enseigne forcement. Je ne vois pas de quelle légitimité on aurait à enseigner des personnes qui peuvent être plus âgées que nous en expérience. Dans cette pièce, les femmes qui y ont joué avait une sensibilité. En discutant, nous avons recueilli des textes ça et là afin de parler de la problématique de la condition féminine dans notre pays.

Dans tous les continents, il y a des femmes qui se levées à un moment donné pour réclamer leurs droits. Ces femmes dans cette pièce viennent avec des paroles de fermeté dans l’apaisement. C’est pour cela que je crois que c’est intéressant de voir ces jeunes femmes dire qu’après tout une donneuse de vie ne peut pas rester indifférente lorsqu’on ôte la vie à des enfants d’une autre. Cette particularité-là les femmes ne peuvent pas la partager avec quelqu’un d’autre. Car ce sont elles qui donnent la vie et ce sont elles qui donnent les premières éducations de bases. C’est ce qu’on a voulu dire sans grande éloquence en passant par des petites scènes.

Autres thèmes abordés dans cette pièce ?

Les comédiennes ont aimé que nous abordions la question de la polygamie. La manière dont les femmes sont complices de leur propre manipulation. Elles se discutent mais quand le mari arrive, d’un seul coup on joue la séduction. Bref ce sont des témoignages, ce ne sont pas des leçons que nous donnons.