Théâtre : Les jeunes de la bibliothèque américaine présente ‘’les sorcières de Salem’’

article mise à jour : 24 mars 2015
Des jeunes de la bibliothèque américaine ont présenté ce jeudi 19 mars 2015, une pièce de théâtre Arthur Miller intitulé ‘’Les Sorcières de Salem’’ mise en scène par Sylla Hilal Hassane, diplômé de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG), a appris votre quotidien.

C’est dans les locaux de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique que la pièce a été jouée par dix-huit (18) comédiens amateurs. Profanes et passionnés, non habitués au style professionnel de travail des textes de théâtre, l’épreuve a été dure pour ces jeunes qui pourtant, n’ont pas démérité la confiance de la bibliothèque américaine en acceptant de les accompagner dans cette aventure.

Durant une heure de temps, ils ont plongé le public dans le procès des sorcières de Salem, un épisode fameux de l’histoire coloniale des Etats-Unis qui entraina la condamnation et l’exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachussetts. Un moment apprécié par les invités qui ne se gênaient pas de rire ou d’applaudir quand il le fallait.

Au XVIIème siècle, dans le petit village de Salem dans le Massachussetts, pour se venger de sa maitresse, Elisabeth Proctor qui l’a renvoyée à cause de la relation adultérine qu’elle avait avec son époux, la servante Abigail Williams se livre à la sorcellerie. Arrêtée, elle prétend être une victime et la cour de justice formée à cette occasion va alors envoyer à la potence toutes les personnes dénoncées comme sorcières par les jeunes filles qu’Abigail a eu le temps de mettre en son pouvoir… Telle est l’histoire racontée dans le roman d’Arthur Miller adapté au théâtre par le metteur en scène, Hassane Hilal Sylla. Ce dernier estime que « l’actualité est aujourd’hui dominée par les questions de morale et de religion. C’est au nom de la morale que les uns et les autres font des massacres dans le monde. C’est au nom également de la religion que les sectes extrémistes versent du sang. En lisant ce bouquin, je me suis dit que je devais attirer l’attention des citoyens guinéens et américains sur ces questions que l’auteur à eu à poser il y a très longtemps et qui sont d’actualité de nos jours ».

Présente, la directrice générale du Musée national, Hadja Kadé Seck a encouragé les jeunes pour le travail fait tout en les invitant à redoubler d’efforts afin d’être de véritables comédiens. « Beaucoup d’entre eux, ont des problèmes de diction », souligne-t-elle. Pourtant, c’est un atout nécessaire et indiscutable pour être un bon acteur, a-t-on appris.

Parlant de diction, le Secrétaire général du ministère de la Culture et du Patrimoine Historique, Amirou Conté témoigne qu’il y a eu une nette amélioration linguistique de ces jeunes par rapport à leur avant-dernière représentation qui portait sur ‘’La Charte de Kourouganfouga’’. Et cela dit-il, c’est grâce à l’encadrement d’un professionnel du théâtre, à qui, il a adressé ses félicitations. Selon lui, « parmi ces jeunes, il y a des talents à encadrer et à suivre », dit-il.

Etait également présent, le chargé de communication du Haut Commandement de la Gendarmerie, Commandant Barry qui se dit réjoui de ce spectacle qui le fait revivre sa jeunesse et lui débarrasse de tout le stress quotidien que vit présentement le pays.

Source : Randanews