Thierno Nouhou Diallo, écrivain en langue nationale ’’Poular’’

article mise à jour : 29 avril 2013
Il est auteur de deux œuvres en langue nationale « Poular » dont une déjà publiée, intitulée ‘’Mi lawori Kongol’’, ‘’J’ai déjà donné ma parole’’ et la seconde en attente, ‘’Paikoun Sàrre’’, qui signifie le ‘’Citadin ‘’. Présent aux 72 heures du livre, Thierno Nouhou Diallo, a accepté de répondre brièvement à quelques unes de nos questions. Lisez…

De quoi parle votre œuvre, ‘’Mi lawori kongol’’ ?

C’est l’histoire d’une jeune fille qui doit être donnée en mariage forcé, à un homme qu’elle n’a pas choisi. C’est de cette histoire que mon livre parle. Le refus de la fille et l’obligation des parents. Comme cela se passe souvent chez nous.

Quel alphabet utilisez-vous ?

Nous utilisons l’alphabet harmonisé, qui est le caractère latin, le caractère accepté par l’Unesco. Il est aussi celui accepté par les écrivains nationaux. Nous écrivons le ‘’poular’’ avec les caractères latins.

Vous êtes à combien d’œuvre à ce jour ?

J’ai deux ouvrages à mon actif, ‘’Paikoun Sarè’’, ‘’c’est-a-dire ‘’le Citadin’’ et ‘’ Mi Lawori kongol’’. Le dernier a été édité grâce à l’Association guinéenne pour la promotion de l’écriture et la lecture en langue nationale (Aguipelln).

Est-ce que vos œuvres sont lues par les citoyens ?

Bien sûr. ‘’Mi lawori kongol’’, c’est un bouquin qui suscite beaucoup d’intérêts. Voyant le contexte dans lequel il a été écrit. Je crois qu’il y a beaucoup d’engouement autour de l’œuvre.

N’avez-vous pas assez de difficultés pour attirer l’attention des gens sur vos œuvres, si ce n’est que dans ce genre d’évènements (les 72 Heures du livre) ?

Ce n’est pas tout le monde qui s’intéresse, mais il y a des gens par contre, qui acceptent de lire les documents écrits en langue nationale. Surtout, pour ceux qui savent qu’il est intéressant d’apprendre les langues nationales, et les écrire. Il est important d’utiliser ces langues nationales pour avoir d’autres connaissances.

Qu’est ce qui explique votre présence aux 72 heures du livre, qu’attendez-vous attendez de cet évènement ?

Les 72 heures du livre, c’est l’expression de la lecture et de l’écriture. Et, ceci est la vocation de notre ONG. Faire en sorte que les gens lisent et écrivent dans leurs langues nationales. La vulgarisation de la langue nationale est notre mission principale.

« Les mots au service de la paix », qu’est-ce que cela vous inspire ?

En parlant ou en écrivant, nous émettons des mots. Ces mots, s’ils sont bons, sonnent bien, et sont bien captés par les auditeurs, je pense qu’ils vont bien servir. Si on choisit bien les mots, on les place bien, on pourra tirer beaucoup d’utilités. Le mot est fondamental dans la communication.