Après le drame de Lambanyi, les acteurs culturels disent plus jamais ça !

article mise à jour : 5 septembre 2014
Une journée de prise de contact avec les organisateurs de spectacles en de Guinée et les responsables du ministère de la culture et du Patrimoine Historique a été organisée le mardi 2 septembre 2014 au Musée national de Sandervalia.

Placée sous présidence du secrétaire général dudit ministre, Amirou Conté, cette rencontre a connu la présence de Jean Batiste Williams, directeur national des arts, son adjoint Ansoumane Djessira Condé, de nombreux ’entrepreneurs culturels et journalistes culturels.

Ce premier contact entre les responsables du ministère de la culture et les promoteurs culturels avaient pour objectifs de réfléchir sur les voies et moyens pour mettre de l’ordre dans l’organisation des spectacles, et présenter un manuel dans lequel sont inscrits les conditions d’organisation de spectacles en Guinée, les rôles que chaque organisme doit jouer pour éviter à l’avenir les drames sur les lieux de spectacles à l’image de ceux de Lambanyi et de Rogbane.

Au cours de la rencontre, l’accent a été mis sur plusieurs points qui empêcheraient le fonctionnement du secteur culturel. Il s’agit entre autres du domaine sécuritaire, du renforcement des capacités des acteurs culturels, le rôle des organisateurs de spectacles, de l’Agence Guinéenne des Spectacles, des dispositifs sanitaires lors des concerts ou évènements de grande dimension, et la décentralisation des lieux de spectacles vers l’intérieur du pays. Mieux, les participants se sont penchés sur la sécurisation de organisateurs culturels, la délivrance des permis d’autorisation d’organisation des spectacles, les montants des licences et leur durée, ainsi que la nécessite de connaître le nombre de place des salles de spectacles, respecter les heures de spectacles prévues par les organisateurs, et l’accréditation des journalistes.

Désormais, aucune structure ou ONG n’organisera un spectacle sans être en règle. Aussi, la question d’un partenariat 50/50 entre l’AGS et les agences culturelles a été évoquée par Mohamed Amirou Conté.

De son côté, Tidiane Soumah des productions Tidiane World Music a proposé qu’il y ait plus de plus de transparence dans la délivrance des Licences. Selon lui, les commis de l’Etat doivent assister, aider, alléger et surtout communiquer sincèrement avec les opérateurs culturels. ’’Les promoteurs culturels et les agences culturelles doivent unir leurs forces pour que la jeunesse Guinéenne ne soit plus victime de la non planification des spectacles’’. Cependant, le patron de Tidiane World Music précise que le nouveau manuel consensuel sur l’organisation des spectacles n’est pas définitifs. Il souhaite que ce dernier soit soumis à des critiques et suggestions afin d’être un manuel de valeur, digne de nom, souligne-t-il.

Au titre des divers, un comité a été mis en place pour les plaider la libération de Malick Kébé et Ablaye M’Baye, inculpés pour homicides involontaires, coups et blessures involontaires. Le comité en question est présidé par le secretaire général du ministère de la culture, Mohamed Amirou Conté. Reste à savoir si les démarches de ce comité aboutiront quand on sait le dossier sur le drame à la plage Rogbane est dans les mains de la justice. Wait and see !