Un Africain en Corée du Nord entre solitude et hospitalité Par Abdoul Goudoussi Diallo (Paris : l’Harmattan-Guinée, 2010)

article mise à jour : 4 février 2015
Note de lecture : ‘’ Goudoussi l’intellectuel’’,’’ Goudoussi le pédagogue’’, voilà deux expressions qui pourraient servir de carte de visite à ce vieux cadre retraité qui a donné le meilleur de lui-même à la jeunesse estudiantine de Guinée et qui n’arrête pas d’écrire des essais ou des romans pour le bonheur de tous, grands ou petits.

Pour avoir parcouru le monde, Goudoussi le pédagogue choisit d’exploiter ses carnets de voyage sous la forme de merveilleux petits romans par lesquels il partage ses curiosités et son goût de l’aventure. Dans cette veine il a précédemment publié « Un Africain en Laponie » qui est la relation romancée d’un stage en télédétection qu’il a eu à effectuer en Suède. Il enchaine avec ce nouveau titre qui ne sera probablement pas le dernier.
Dans « Un Africain en Corée du Nord » nous ne lâchons pas d’un pouce à l’aller comme au retour Mamadou Fofana le héros, depuis son départ de Conakry en Guinée jusqu’à son arrivée à Pyongyang en Corée du Nord en passant par le transit de Moscou. Je retiens au-delà du plaisir de voyager et de découvrir le monde qu’éprouve le héros, deux idées fondamentales. D’abord celle relative au communisme, cette politique qui a emballé et mené au chaos économique et social des peuples entiers à travers le monde ; la Russie qui en était le porte-flambeau a aujourd’hui changé de cap avec ce que cela comporte de problèmes d’adaptation au libéralisme, la nouvelle idiologie. La Corée du Nord quant à elle reste encore l’un des derniers bastions du communisme pur et dur où le peuple ploie sous une chape de plomb idéologique qui fait la part belle à la classe dirigeante. Ensuite cette autre idée fondamentale, résultante de la première, qui porte sur l’athéisme ou la négation de Dieu. J’abhorre certes avec l’auteur la politique totalitaire et inhumaine du communisme, par contre j’adhère sincèrement à l’athéisme pour n’avoir pas trouvé d’explication plausible à l’existence d’un Dieu créateur et maître du monde. Je reste un adepte du poète grec Pindare qui a écrit : « O mon âme, n’aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible ! »
Pères de famille de Guinée et d’ailleurs, n’hésitons pas à mettre à la portée de nos enfants les relations de voyage de Goudoussi le pédagogue, nous y prendrons nous-mêmes quelque plaisir à les lire.

Walaoulou BILIVOGUI