Un Show « 100% Debbouze » : Jamel fait parler ses talents d’improvisation

article mise à jour : 30 mars 2013
Mardi dernier, le public sénégalais a bien apprécié les qualités humoristiques de Jamel dans son spectacle « 100% Debbouze » livré au Grand Théâtre.


Le Grand Théâtre est déjà rempli en attendant la commedia dell’arte de l’humoriste franco-marocain ! Les jeux de lumière, la régie…, tout est réglé. 21h 04mn, les rideaux se lèvent. Cris et sifflets plongent la salle dans une avalanche de standing ovation. C’est parti pour deux heures de show. Au fond de la scène, Jamel s’immobilise à l’instar d’un robot. Tout d’un coup, Debbouze saute, gambade… Il est accompagné par une musique de rap. Chacun de ses faits et gestes est hilarant.

« L’accueil que m’ont fait les « Dakaristes » est magnifique. A l’aéroport, j’étais même accueilli par les moustiques », ironise le comédien, qui dit avoir usé de pompe anti-insecticide pour se débarrasser de ces anophèles. « Je suis très admiratif du Sénégal », accepte-t-il.

« Tu veux qu’on s’épouse ? »

Rien n’est insignifiant chez ce Franco-marocain. « C’est grâce à Karim (Wade) que nous avons eu toute cette lumière », chahute le natif parisien. Son style : il se produit seul en scène, dans des spectacles de One man show ou de Stand-up. Et pourtant, à ses débuts, le Ciel ne lui a pas souri aussi vite. « Mon père me disait que le théâtre était fait pour les pédés et homosexuels. Mais, lorsque je lui ai offert une voiture, il m’a demandé si les séances de répétitions allaient bien », plaisante l’humoriste franco-marocain. Reconnaissant, Debbouze, l’est. « Je n’aurais jamais pu réaliser ce succès-là sans mes parents », avance-t-il, désopilant.

A son Comedy club, Jamel vendait de l’alcool. « Lorsque mon père l’a su, il a affirmé que jamais un Debbouze ne s’est adonné à cette vente. Je lui ai déclaré que j’en tirais 4.500 euros par mois. Il m’a répliqué : « Allons faire du cocktail ». Et il est parti chercher des glaçons », rigole
Debbouze fils, très en verve.

Dès le début du show, les jeux de lumière virent au violet. « Je m’habillais toujours bien, car ne voulant pas manquer le premier coche. Un jour, une journaliste est venue m’interviewer. J’ai paniqué quand elle s’est dirigée vers moi. J’ai ressenti ce que je n’ai jamais senti. Lorsque tu ressens pour une femme ce que tu n’as point éprouvé, c’est en ce moment qu’on peut parler d’amour. J’ai pris mon courage à une main et je lui ai dit : tu veux qu’on s’épouse ? ». Torrents de rires dans la salle !

Choc des cultures

« Ma femme est catholique alors que moi, je suis musulman. Le choc des cultures s’est déroulé chez ma mère. Il y a des moments forts de la vie », s’esclaffe-t-il de rire. Dans les couples mixtes, Debbouze est persuadé que la meilleure façon de faire taire certaines critiques, c’est d’avoir un enfant avec sa dulcinée. Humain, Jamel confesse avoir eu de la compassion lorsque son épouse portait une grossesse. « Je courais dans tous les sens pour la satisfaire. Je n’ai jamais vu une douleur aussi pareille quand mon épouse accouchait. Les femmes sont les maîtresses du monde », jure le comédien.

A la fin du show, la prestation de l’humoriste a plu Mme Diop, une spectatrice qui s’est bien marrée. « Nous sommes contents de le voir », salue-t-elle. Itou pour Baye Seck, qui soutient : « Il a réussi son spectacle. Cela nous fait un grand plaisir que Jamel ait parlé du dialogue culturel ». « Je le suivais depuis la France où j’étais. Il est extraordinaire. Il a su ferrer son public, car il a un humour adapté à son auditoire, se félicite Gloria Paraiso Jossou ». Mme Kessir et famille ont eu aussi l’enchantement d’assister à ce spectacle, nettement plaisant !