Une police d’assurance pour les artistes : une grande première en Guinée

article mise à jour : 18 juin 2013
C’est un combat de longue haleine mené par le Directeur de l’Agence Guinéenne de spectacles, Malick Kébé et par certains artistes guinéens dont Ansoumane Camara, Petit condé qui est entrain de voir le jour. Mettre sur place une police d’assurance pour les artistes et comédiens guinéens.

L’annonce a été faite ce lundi 17 juin à la ‘’Paillotte’’ par Malick Kébé entouré d’une cohorte de chateurs et de comédiens.
Pendant plus deux ans Malick Kébé et ses acolytes se sont battus pour joindre l’utile à l’agréable afin d’obtenir une police assurance pour les artistes guinéens, une fois malade. Une chose qui semble être obtenue maintenant.

Ainsi, c’est le groupe NSIA qui a accepté de venir au secours des artistes après moult négociations. « On s’est battu pour avoir une police d’assurance que personne n’a pu avoir dans ce pays. Avec 314.950 Gnf qui ne vaut même pas 1000 GNF par jour dans l’année, vous êtes assurés. Quand tu tombes malade, l’assurance prend les 70% des frais d’hospitalisation et de médicament. Les 30 % autres, c’est à travers notre mobilisation que nous allons l’avoir », a déclaré le Directeur devant une centaine d’artistes.

Ainsi pour avoir les 30 % autres, il compte sur une mobilisation des artistes afin de rencontrer le Chef de l’Etat, pour que le gouvernement prenne en charge cette autre partie. « Si nous allons rencontrer le Président de la République, et qu’il nous donne par exemple 3 milliards GNF, ce montant, nous pourrons le mettre en Banque pour faire face aux cas de maladie dans la corporation. On pourra même l’épargner pour générer des intérêts aux bénéfices des artistes »

Avant de terminer sa communication, Malick a déploré la faible mobilisation des artistes à cette rencontre. Pour lui, la question d’assurance maladie devrait préoccuper les artistes guinéens. Alors que les communiqués étaient passés sur les ondes des radios. « Les artistes sont confrontés à beaucoup de problèmes, à beaucoup de difficultés. Mais si on ne trouve pas la solution à nos différents problèmes, c’est parce que on n’est pas organisé », a-t-il conclu.

Faut-il rappeler que beaucoup d’artistes guinéens sont morts par manque de soutien. C’est le cas de : Saidou Sow, Ablos Touré, Fatako, Jean paul Milimono, Fouseny Diallo, Lasso Doumbouya, Mamadi Doudou Dada, …. D’où la nécessité pour les artistes de la mise en place cette police d’assurance.