Une semaine, une plume avec Alpha Abdoulaye Diallo

article mise à jour : 20 janvier 2014


Nostalgie

J’ai la nostalgie de mon village profond

Au loin là-bas dans le Fouta et ses beaux bas-fonds

Avec la savane au début de l’hivernage.

Oh beau paysage

Oh doux pâturage

Dans la savane verdoyante

Avec les Perles flambantes.

Je te pleure au loin de tes confins

Car prisonnier de mon propre dessein

À quand mon retour au paradis d’enfance ?

Je me souviens de toi et de ta science

Autour du feu la nuit, la lune, le vent

Les conteurs mâchant de la cola, quel beau chant !

Je me rappelle de mon enfance dans la nuit

Profonde quand la fille languit

Balade à l’annonce de la mélodie

Flatteuse et les cris des oiseaux inouïs au loin

Qui Font somnoler tendrement les humains.

Ah d’où suie-je venu au juste ?

Au Fouta Toro,

Au Fouta Macina, ou

Dans les terres Ethiopiennes ?

Oh ! Fouta Djallon d’où je me retrouve

Sir ! À toi je me réclame.

Fouta ! Au loin de tes mamelles

Mon cœur larmoie comme une gazelle

Dans la solitude en hâte de revoir ses pairs.

Oui, il pleure ce cœur en détresse

Mais il appelle, il crie, il hurle sans stresse

Une maman sourde qui songe à son fils

Parti en aventure un beau jour à la quête d’un pâturage

A l’autre rivage

Dans l’espoir de devenir riche.

Alpha Abdoulaye Diallo extrait de « les Vers du printemps »