Veillée villageoise ou retour à la source

article mise à jour : 29 juillet 2011
Retour à l’origine. La culture traditionnelle en pleine expansion dans la Capitale. Ils sont plusieurs points de la banlieue où les ressortissants de la moyenne Guinée ou du moins ceux qui aiment et comprennent le poular à se retrouver pour faire des spectacles appelé POODHA.
Des chanteurs de renoms tels que Lama Sdibé, Abdoulaye Keita et les vieux de la vielle Albela ou encore petit yero ou d’autres qui généralement n’ont pas sorti un album sur le marché animent ces soirées. Cette vieille génération possède un talent extraordinaire. D’ailleurs, même les stars connues sont d’accords qu’elles doivent leurs inspirations ou model aux vieux appelés ‘’ Gnamakala’’(griots). Ces chanteurs traditionnels avec leur instrument de musique aussi traditionnel, s’installent et jouent de la musique purement traditionnelle. Une ambiance villageoise. Une fois, la dédicace faite, des jeunes se lancent, dansent, roulent au rythme du tam-tam. D’autres assis, imitent ou chantent en chœur. Ça dépend de la mélodie jouée. Ce sont des soirées mises à profit pour les nostalgiques de retrouver les vieilles habitudes de leurs villages respectifs. Quant aux jeunes, ayant grandis ou pas au village, viennent aussi. Ils sont de plus en plus nombreux à remplir le coin. Ce coin, il s’agit du quartier Cosa précisément à ‘’705’’ ou ‘’ djémminino’’ ces deux endroits, sont situés sur la route qui mène à enco5. Plusieurs jeunes remplissent les lieux. Parfois les véhicules ont du mal à se frayer un passage tellement que leurs motos des clients sont nombreuses. Interrogés la plupart de ces jeunes affirment que c’est une occasion pour eux de rester en permanence avec leur coutume. L’autre avantage, ou la chance inestimable, pour ces jeunes de connaître le passé de leurs aînés. L’autre avantage non moins important c’est la maîtrise de la langue poular qui parait compliquée même pour celui qui a vécu le village. Aussi la cherté de la vie pousse les jeunes à s’approcher davantage de cette veillée villageoise. Là, expliquent ces jeunes, la dépense est limitée. Il y a une ambiance bon enfant. A cette allure, plusieurs boites finiront par perdre des clients.