le Festbuk, un festival qui balaie les stéréotypes sur la région des Grands Lacs

article mise à jour : 6 août 2015
Ambiance festive dans la capitale du Sud-Kivu, où se déroule jusqu’au 8 août la 6e édition du festival de Bukavu (Festbuk). Dédié à la culture sous toutes ses formes, l’événement a une ambition de taille : fédérer les artistes des Grands Lacs et balayer les idées reçues sur la région. Reportage.

Le son des tambours burundais et congolais ont raisonné, dès samedi 1er août, dans la commune de Bagira, affectueusement rebaptisée « Bagdad » par ses habitants. Cette année, la cérémonie d’ouverture du Festbuk a rassemblé un millier de personnes, selon Franck Mweze l’initiateur de l’événement qui mêle concerts, spectacles de rue et théâtre jusqu’au 8 août à Bukavu (chef-lieu de la province du Sud-Kivu). « Les limites naturelles avec les pays voisins ne sont pas des barrières, mais plutôt, des passerelles par lesquelles les peuples peuvent communiquer et échanger », a-t-il martelé lors de la conférence de presse inaugurale.

Les frontières peuvent être des opportunités ? Quarante cinq artistes de tous horizons ne se sont pas fait prier et ont fait le déplacement dès la journée d’ouverture de la 6e édition d’un festival multiculturel. « Dans notre répertoire musical, nous nous inspirons aussi du patrimoine culturel des pays voisins, voire d’autres encore comme l’Afrique du Sud », témoigne ainsi Marc Ngaboyeka, le responsable du groupe ASO (Association de soutien aux opprimés), composé d’une quarantaine de jeunes artistes.

JeuneAfrique